Entretien en anglais? Impossible is Nothing.

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Vous y êtes presque. Après le CV et la lettre de motivation en anglais vous voici arrivé à l’entretien. Mais ce n’est pas gagné pour autant. Vous arrivez à la partie la plus complexe. Si vous avez eu le temps de réfléchir des nuits durant, de vérifier et revérifier l’orthographe des mots dans le dictionnaire pour rédiger la lettre et le CV, ce ne sera pas le cas lors de l’entretien. Vous êtes à présent en direct live. Mais no worries, on est là pour vous aider ! Voici 5 conseils pour réussir votre entretien.

1. Ne paniquez pas

Si vous avez menti concernant votre niveau en anglais sur votre CV c’est le moment de vérité pour le recruteur (et généralement le moment de solitude pour vous). Lors de l’entretien deux cas de figure se présentent : soit l’intégralité de l’entretien se passe en anglais, soit le recruteur bascule du français à l’anglais en cours de route, parfois sans prévenir. C’est une technique assez courante, mais l’effet de surprise ne doit pas vous déstabiliser ou du moins vous en devez rien laisser paraître. Restez souriant(e) et lancez vous (même si une sirène d’alarme se déclenche dans votre cerveau, vos mains deviennent moites et vos genoux commencent une danse endiablée). L’erreur à ne pas commettre est de répondre en français faute de trouver les mots en anglais. Si vous hésiter prenez quelques secondes pour réfléchir à votre phrase avant de commencer. Idem au cours de l’entretien, ne repassez jamais au français, si vous ne retrouvez pas un mot cherchez un synonyme ou changez la tournure de la phrase.

2. Faites des phrases simples

Pour éviter ce genre de désagréments et ne pas bloquer sur un mot, ne vous prenez pas pour Shakespeare. Inutile de faire des phrases à rallonge, préférez les phrases simples, le principal est de vous faire comprendre. Bien souvent le premier réflexe est de formuler la réponse en français dans sa tête et ensuite essayer de la traduire. Sauf que votre niveau de français est bien différent de votre niveau d’anglais. Allez à l’essentiel sans vous perdre dans 1001 détails, votre réponse sera beaucoup plus fluide et bien plus claire.

Sauf si vous êtes bilingue, vous avez de très grandes chances de faire des erreurs à un moment ou à un autre. Ce n’est pas grave. Si vous vous en rendez compte tout de suite, corrigez-vous et reprenez votre phrase. Si vous ne réalisez pas immédiatement,  laissez passer, ne revenez pas dessus et surtout ne vous focalisez pas sur cette erreur. Vous allez bien sûr vous maudire intérieurement mais ça ne doit pas durer plus d’une demie seconde. Sinon vous allez rater la moitié de la question suivante et faire encore plus de fautes en voulant vous rattraper.

Si vous êtes dans ce cas, ou que vous n’avez tout simplement pas compris la question, n’hésitez pas à faire répéter votre interlocuteur. De même si vous avez du mal à suivre, demandez-lui d’aller plus lentement. Oui, ça va peut être faire un peu mal à votre égo. Mais il vaut mieux faire répéter que de répondre complètement à côté. Si le recruteur vous demande quels sont vos plans de carrière et que vous lui répondez que vous adorez les spaghettis, il y a de fortes chances qu’il ne vous rappelle pas.

3. Ne vous prenez pas pour un Texan

Il est de notoriété publique que beaucoup de français ont un accent plutôt prononcé lorsqu’ils parlent anglais. Et alors ? Les gens qui prétendent ne pas avoir d’accent vous mentent. Encore une fois le principal est de se faire comprendre. Inutile de vous inventer un accent en essayant de reproduire la prononciation de David Caruso dans Les Experts (les lunettes sont également facultatives). Au mieux ça fera rire le recruteur, au pire il ne comprendra pas vos réponses. Dans tous les cas, ce n’est pas la meilleure carte à jouer pour votre crédibilité, assumez plutôt votre accent. Idem pour les personnes sont persuadées que si on parle très vite, le recruteur ne se rendra pas compte qu’on fait des erreurs. 1 : c’est faux. 2 : manger la moitié des mots c’est moche. 3 : on ne comprend rien à ce que vous dites. 4 : ça ne fait pas du tout so british.

Le meilleur moyen pour vous sentir plus à l’aise est d’apprendre au préalable du vocabulaire relatif à votre domaine d’activité. Montrez que vous maîtriser votre sujet, que vous connaissez votre métier et que vous pouvez gérer une conversation en anglais dans un contexte professionnel. Fatalement, plus le poste convoité présente de responsabilités, plus le recruteur sera exigeant. Apprenez du vocabulaire technique et précis (sans pour autant donner l’impression que vous récitez un dictionnaire). Vous devez convaincre le recruteur que vous êtes tout fait capable d’interagir et de gérer seul des conversations/négociations/réunions en anglais.

4. Tell me about your last holiday…

Mais ce n’est pas tout. Préparez vous également à répondre à des questions plus personnelles en anglais. Si l’entretien a débuté en français, il y a de fortes chances pour que le recruteur passe à l’anglais pour les questions sur vos centres d’intérêt par exemple. C’est également une manière de voir si vous êtes en mesure de tenir une conversation sans lien avec votre métier. Pour certains recruteurs c’est très important, car outre les échanges professionnels, il faut créer des liens avec les clients ou partenaires, généralement pendant les pauses café ou les dîners, et être en mesure d’évoquer votre vie quotidienne. De la même façon, le recruteur peut vous tester sur tout ce qui lui passe par la tête, sujets auxquels vous n’êtes pas forcément préparé (le match de foot de la veille, votre opinion sur le Brexit ou sur la culture des pommes de terres dans le Limousin par exemple).

Certaines questions sont récurrentes, que ce soit pour un entretien en français ou en anglais. Vous pouvez donc vous entraîner à l’avance à répondre à ces questions. En effet, vous avez de grandes chances de tomber sur des questions comme « Tell us about yourself », « Why should we hire you ? » ou «Tell me about your interests ». Si vous avez déjà réfléchi à une réponse et une formulation en anglais, la réponse vous viendra plus facilement lors de l’entretien et vous ne serez pas pris de court. Inutile d’apprendre par cœur une réponse toute faite, entraînez vous simplement à répondre spontanément. Sauf bien sûr si le recruteur est un sadique et qu’il vous demande  » Vous êtes plutôt Hitler ou Staline? »,  » Si vous étiez une courge de Nice, quels seraient vos plan de carrière? « ou encore  » Que pensez vous de ma femme (photo à l’appui)? »… là, on ne peut plus rien pour vous. FUYEZ.

5. Be ready!

Si vous avez des amis ou de la famille anglophones (ou a défaut quelqu’un qui se débrouille bien en anglais), n’hésitez pas à faire des simulations d’entretien. Se mettre en situation est un très bon entraînement. Cela vous permet également de connaître vos points faibles, les questions qui vous posent problème et ainsi de pouvoir travailler dessus et gagner en confiance lors de l’entretien. Votre interlocuteur vous posera peut être aussi des questions auxquelles vous n’aviez pas pensé, ce qui vous entraîne aussi à répondre plus spontanément.

Si vous passez un entretien avec un recruteur étranger, préparer vous à appréhender les différences culturelles. Selon le pays, l’approche de l’entretien est différente. Dans les pays anglo-saxons, l’entretien est souvent moins formel qu’en France par exemple. Le recruteur peut sembler plus décontracté, plus détendu mais ce n’est pas une raison pour enlever ses chaussures et s’asseoir sur la table, n’oubliez pas qu’il cherche la personne idéale pour le poste.

Ne paniquez pas, si vous êtes préparé, il n’y a aucune raison que l’entretien se passe mal, que ce soit en français ou en anglais. Si la langue de Shakespeare vous terrifie, rassurez vous, le recruteur n’est pas toujours très à l’aise avec l’anglais, c’est parfois une épreuve pour lui aussi. Alors lancez vous, le recruteur, qu’il soit français ou anglo-saxon, ne se moquera pas de vous, ni de votre accent.

 

 

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